Le port du poivre
Kampot naît comme port fluvial, entre l'intérieur des terres et le golfe de Thaïlande. Le riz, le sel et le poivre passent par ses quais : sa réputation de comptoir commence là.
L'âge d'or
Sous le protectorat français, Kampot devient une villégiature prisée, pour son climat doux. On y bâtit des villas art déco et des boutiques élégantes, on étend les plantations. Façades pastel, balcons en fer forgé : la France tropicale vient de là.
Le poivre des grandes tables
Au début du siècle, le poivre de Kampot passe pour le meilleur du monde et garnit les tables des grands restaurants parisiens. Notes florales, mentholées, à peine citronnées : le terroir des Cardamomes.
Le poivre presque perdu
Sous les Khmers rouges, les plantations sont abandonnées. La production de poivre manque de disparaître.
L'or noir retrouvé
La production reprend dans les années 1990. En 2010, le Cambodge lui donne une indication géographique ; en 2016, l'Union européenne le protège à son tour, une première pour un produit cambodgien. Il reconquiert les gourmets du monde entier.